Les marchés européens des actions ont énormément souffert en décembre. Dès le début du mois, ils sont partis à la baisse alors que les espoirs d'un large renforcement du programme d'assouplissement de la Banque centrale européenne s'évanouissaient. Malgré quelques bonnes nouvelles, à savoir la réduction du taux de facilité de dépôt et une prolongation de six mois du programme d'achat d'actifs, la déception a été grande car le marché avait tablé sur l'annonce d'une augmentation des achats d'actifs, annonce qui n'a jamais eu lieu. À cela est venue s'ajouter une croissance en demi-teinte du PIB de la zone euro. Peu après la réunion de la BCE, les marchés ont porté leur attention sur la prochaine réunion de l'OPEP. Son issue a été claire : absolument aucune réduction de la production. En conséquence, le prix du pétrole a très rapidement repris sa plongée, emmenant avec lui les marchés européens et les autres matières premières, et suscitant un regain d'inquiétude, en particulier concernant les sociétés minières.

Le premier relèvement de taux de la Fed en près d'une décennie ne s'est pas révélé déstabilisant pour les marchés européens, probablement parce que celui-ci avait été annoncé largement à l'avance par les autorités américaines.

  • Nous avons réduit la tracking error de nos principaux portefeuilles car la visibilité était et demeure incertaine.
  • Nous avons opéré quelques adaptations ciblées. Nous avons réduit notre surpondération du secteur de l'énergie et renforcé notre sous-pondération des biens d’équipement, car la croissance est proche de zéro et les actions sont chères.
  • Nous restons positifs dans le secteur de la santé, où nous percevons un important potentiel haussier.Il en va de même pour les biens de consommation de base, plus particulièrement au niveau des niches de ce segment.
  • Nous restons également optimistes concernant les produits de luxe, où les valorisations restent relativement bon marché et où notre exposition est bien diversifiée à travers l'Europe, les États-Unis et le reste du monde.
  • Nous gardons confiance dans notre positionnement sur les segments liés à la consommation et nous maintenons un positionnement relativement neutre à travers les autres secteurs.
  • Nous observons un grand intérêt des investisseurs pour les entreprises domestiques, tous secteurs confondus. Par ailleurs, le positionnement sectoriel semble très tendu sur le marché alors que les investisseurs cherchent à vendre dans les secteurs liés aux matières premières et au pétrole.
  • L'année 2016 sera probablement très volatile, avec des retournements extrêmes du marché.
        
 

* Allocation sectorielle bottom-up