Les marchés européens des actions ont fait belle figure en novembre, mais leur performance n’a pas été aussi robuste que le mois précédent, qui était ressorti comme exceptionnellement vigoureux. La zone euro en particulier s’est bien comportée tandis que le Royaume-Uni est quelque peu resté à la traîne.

La mauvaise performance britannique ne surprend personne : la hausse des indices boursiers a en effet été soutenue majoritairement par la montée des anticipations à l’égard de nouvelles mesures d’assouplissement par la BCE, qui concernent uniquement la zone euro.

Les marchés européens ont fait preuve de résistance après les attentats terroristes qui ont frappé Paris. Les craintes d’un recul de la croissance économique en Europe du fait de ces attaques, voire d’autres facteurs, ont en réalité été rapidement éclipsées par la hausse des anticipations de nouvelles mesures de détente monétaire de la BCE qui ont ainsi poussé à la hausse les actifs à risque tels que les actions. Ces espoirs, conjugués au communiqué du FOMC (qui faisait clairement allusion à un relèvement rapide des taux directeurs de la Fed), ont contribué à raffermir davantage le dollar américain face à l’euro. Sans surprise, ce mouvement s’est révélé être un autre soutien majeur à la performance des actions de la zone euro. De même, la forte baisse continue des prix du pétrole au cours du mois de novembre a également dopé les actions européennes.

  • Nous avons augmenté le bêta dans nos principaux portefeuilles et exploiterons toutes les opportunités de marché pour renforcer davantage notre positionnement cyclique.
  • Nous avons réduit tous les biais sectoriels et de style.
  • Nous restons confiants à l’égard du secteur de la consommation discrétionnaire, et ce, même après les attentats de Paris. Ce segment pourrait souffrir à court terme mais les fondamentaux demeurent sains.
  • Notre opinion est devenue réellement négative à l'égard des valeurs industrielles car les titres sont onéreux et la croissance organique fait défaut. Les perspectives des dépenses en capital ne sont pas favorables non plus (énergie, métaux et industrie minière).
  • Dans le secteur de la finance, à mesure que les craintes liées à la régulation s'apaisent, nous avons augmenté nos positions sur KBC et HSBC tout en conservant notre vue positive sur les gérants d’actifs (Azimut) et l’immobilier.
  • Dans le secteur des soins de santé, les valorisations sont attrayantes et le portefeuille de nouveaux produits (pipeline) est solide pour la plupart des sociétés. Malgré la pression tarifaire en provenance des États-Unis, nous continuons de mettre l’accent sur des sociétés saines et innovantes. Ce secteur est également sous-représenté auprès des investisseurs.
  • Le secteur de l’énergie a récemment reçu de mauvaises nouvelles de la part de l’OPEP, les producteurs de pétrole n’étant pas parvenus à s'entendre sur une réduction de leur production lors de leur dernier sommet de l’année. Ce segment reste néanmoins sous-représenté.
  • Les télécommunications n'ont pas notre faveur, les valorisations restant un obstacle.
  • Nous sommes particulièrement positifs à l’égard des actions européennes et pensons que les marchés devraient évoluer à la hausse au moins jusqu’au printemps 2016. La croissance du marché sera davantage fonction des valorisations que des flux.