STRATEGIE EUROPEENNE
Les marchés européens des actions ont souffert en janvier. Tous les indices se sont effondrés durant la première quinzaine avant d’opérer un timide rebond. Il est clair que des facteurs mondiaux et macroéconomiques sont à l’origine d’un mouvement baissier aussi marqué. Les marchés américains et asiatiques ont d’ailleurs également accusé le coup durant la période.
Les craintes liées à la croissance économique chinoise ont largement contribué à ce climat pessimiste. Une autre préoccupation est le nouveau repli marqué des prix pétroliers. La baisse rapide des prix des matières premières a causé du souci aux entreprises (par exemple, réduction des dépenses d’investissement pour les compagnies pétrolières, réduction des commandes de biens d’investissement, etc.)
Alors que la saison de publication des résultats n’avait pas encore réellement débuté en Europe en janvier, l’actualité microéconomique s’est faite rare et n’a donc pas pu compenser la puissante tendance baissière mondiale induite par les paramètres macroéconomiques. Fort heureusement, la BCE a apporté quelques réconforts au marché européen en fin de mois avec une déclaration accommodante de Mario Draghi laissant entendre que les taux d’intérêt devraient persister aux niveaux actuels voire en-deçà pour une période prolongée.
Globalement, les actions européennes ont subi une baisse significative en janvier, le rebond modéré opéré en seconde quinzaine n’ayant pas pleinement compensé un début d’année épouvantable.
- Nous avons tiré parti de la correction pour renforcer le bêta de nos fonds.
- Nous maintenons la surpondération des biens de consommation durables (luxe) et avons significativement renforcé notre exposition aux matériaux (chimie et exploitation minière) ainsi qu’à l’énergie.
- Ces acquisitions ont été financées en réduisant l’exposition aux biens de consommation de première nécessité (alimentation, boissons et tabac), à présent sous-pondérés, et en réduisant notre exposition à la santé.
- Le marché demeure sous-investi dans ce segment mais nous demeurons optimistes car aucune menace ne pèse sur les futurs résultats.
- Nous sous-pondérons toujours largement l’industrie car les valorisations ne sont pas justifiées par les prévisions actuelles.
- Les titres sous-évalués devraient surperformer à très court terme car l’écart de valorisation entre ces derniers et les titres de croissance est très important.
- Les secteurs sous-évalués exposés à l’économie mondiale, par exemple, l’énergie, l’exploitation minière et la chimie, devraient renouer avec des valorisations plus équilibrées, notamment en raison de taux d’intérêt très élevés à court terme.
- Après la publication de solides résultats, les valorisations des produits de luxe devraient également se redresser.
- Dans le secteur financier, les banques nous apparaissent comme très sous-évaluées. Nous continuons à privilégier le secteur immobilier compte tenu de la faiblesse des taux d’intérêt.
- Nous gardons confiance dans notre positionnement sur les segments liés à la consommation et nous maintenons un positionnement relativement neutre à travers les autres secteurs.

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