STRATÉGIE EUROPE

...tandis que les stratégies de croissance et de faible volatilité devraient souffrir dans l’environnement actuel

Les marchés européens des actions ont de nouveau connu un mois très agité en février avec deux mouvements opposés pendant le mois : une forte chute les deux premières semaines, suivie d’une forte remontée.

Pendant la première quinzaine de février, le marché a continué sur sa tendance baissière de janvier, alimentée par les mêmes inquiétudes : ralentissement de l’économie chinoise, baisse des prix du pétrole et ralentissement de l’économie américaine, entre autres. La saison des résultats s’est également avérée peu brillante. Le regain d’inquiétude en matière de risque de crédit et de solidité des bilans a continué d’affecter le secteur bancaire européen, et plus particulièrement les banques italiennes, ainsi que d’autres valeurs, souvent liées aux matières premières.

Puis à partir de mi-février, l’humeur est progressivement devenue plus positive. Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ont abouti à un accord qui permettra à David Cameron de faire campagne contre un « Brexit » dans le prochain référendum. Surtout, la baisse continue des prévisions d’inflation à moyen terme en Europe a conduit les investisseurs à espérer que la BCE annoncerait de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire lors de sa réunion de mars. Comme cela a été le cas précédemment, cet espoir a déclenché un mouvement de hausse des actifs risqués, et notamment des actions européennes.

  • Sachant que la sélection de titres jouera un rôle essentiel dans les prochains mois, et au vu de la réduction des corrélations, nous avons profité de l’occasion pour concentrer notre portefeuille et réduire le nombre de lignes.
  • Nous avons renforcé notre exposition globale, principalement sur l’énergie et les valeurs minières.
  • Nous avons consolidé notre exposition aux produits de luxe (Richemont, LVMH). Contrairement aux idées reçues, la croissance du secteur du luxe ne dépend pas uniquement de la Chine et de l’Asie. LVMH réalise ainsi 26 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis.
  • Nous avons également renforcé nos positions dans la finance en prévision de la réunion de mars de la BCE.
  • Nous avons pris nos bénéfices sur certaines valeurs de croissance qui étaient devenues chères. Nous avons réduit nos positions dans la consommation de base et les produits alimentaires & boissons.
  • Les investisseurs ont réduit leur sous-pondération de l’énergie mais ne souhaitent toujours pas investir dans les matériaux et les banques, ce qui conforte notre stratégie.
  • Les stratégies de croissance et de faible volatilité vont souffrir à court terme avec la revalorisation des titres de valeur.
  • La sélection de titres jouera un rôle de plus en plus important pour identifier les entreprises capables de réaliser leurs prévisions de bénéfices dans les 3 prochains mois. 

Les titres de valeur devraient s’apprécier à court terme