ORIENTATIONS ACTUELLES

Les marchés financiers internationaux ont terminé le mois de février sur une note mitigée. L’éventualité d’un Brexit et les primaires américaines ont eu un impact négatif sur le sentiment des investisseurs ; les valeurs de la finance, des technologies et de la biotechnologie ont été les plus touchées. Les pertes les plus importantes se sont toutefois réduites en fin de mois dans certains secteurs. Attestant de la méfiance des investisseurs, l’or s’inscrit en hausse pour le deuxième mois de suite tandis que le pétrole fluctue dans une fourchette volatile. La GBP a baissé par rapport aux principales devises. Le rendement des bons du Trésor américain a fortement baissé pendant le mois mais s’est redressé en fin de mois. Les Hedge Funds terminent le mois en baisse, les pertes provenant principalement des stratégies directionnelles. En revanche, les CTA sont en hausse, l’indice HFRX Macro Diversified CTA gagnant +2.75%.

LONG SHORT EQUITY

Nous conservons une position positive envers cette stratégie malgré les récents changements des conditions de marché rencontré pendant le mois . Janvier et février ont vu d’importantes inversions de tendance sectorielle, notamment sur les matières premières et la finance, ainsi qu’une forte dislocation au sein de certains secteurs comme les technologies ou la santé. Les gestionnaires de momentum et de qualité ont souffert, tandis que les gestionnaires de valeur bénéficiaient d’un solide rebond de leurs stratégies.

Nos gestionnaires sont capables de produire des résultats selon toutes les conditions de marché, raison pour laquelle nous conservons une diversification substantielle.

Nous restons attentifs au risque de chocs exogènes, comme par exemple d’éventuels changements de politique, notamment en ce qui concerne le régime des soins de santé aux États-Unis ou le ralentissement de la croissance du PIB chinois.

GLOBAL MACRO

Les marchés sont extrêmement difficiles à naviguer et subissent des pointes de volatilité avec la mise en place des changements de politique. L’année 2015 s’est avérée difficile pour cette stratégie et 2016 devrait l’être tout autant. Nous continuons de faire preuve de prudence dans ce domaine.

STRATÉGIES QUANTITATIVES

Certaines stratégies systématiques spécifiques, telles que le suivi de tendance, ont continué de générer des contributions substantielles ces derniers mois grâce aux tendances observées entre autres sur les actions, le pétrole, les taux et les devises. En ce qui concerne l’arbitrage quantitatif neutre vis-à-vis du marché, les récentes conditions de marché se sont avérées plus perturbatrices. Nous examinons de près certains facteurs (valeur, momentum, croissance) car l’espace est de plus en plus encombré, en raison à la fois des stratégies alternatives et des produits long-only 130/30.

FIXED INCOME ARBITRAGE

L’activité croissante des banques centrales associée à la diminution de l’activité de marché pour compte propre des banques a été dans une certaine mesure favorable à cette stratégie en 2015. Nos gestionnaires ont prolongé ces gains en 2016, profitant à la fois des dislocations européennes et américaines, ainsi que des divergences significatives entre les indices obligataires et leurs composantes.

EMERGING MARKETS

Les marchés émergents connaissent toujours des difficultés :

  • La transition vers une économie plus axée sur la demande intérieure ne fait que commencer, notamment en Chine. Les récentes turbulences montrent que la croissance du PIB reste fragile et que l’activité n’est pas à l’abri de quelques ratés pendant cette phase de transition. En outre, vu le manque de clarté de la politique de la banque centrale chinoise, nous restons extrêmement prudents.
  • La situation diffère grandement d’un pays à l’autre. Dans certains cas, la surveillance des taux directeurs est très efficace, tandis que d’autres pays fortement tributaires de sources de financement en devises étrangères touchent à leur limite en raison des rapatriements d’argent.
  • Nos gestionnaires, s’appuyant sur les perturbations sur les marchés des taux et des changes, ont su tirer leur épingle du jeu.

RISK ARBITRAGE - EVENT DRIVEN

  • Bien que nous restions convaincus de l’intérêt de cette stratégie, son biais net long la rend plus risquée en cas de fortes perturbations de marché comme celles que nous avons connues en août et en septembre.
  • Les opérations de fusions et acquisitions connaissent leur meilleure année depuis 2007 en termes de montant et les spreads sont plus gratifiants.

DISTRESSED

L’offre d’obligations « distressed » reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Le secteur de l’énergie, qui a connu des volumes considérables d’émissions ces dernières années, pourrait toutefois devenir bientôt une source intéressante d’opportunités en raison des perturbations massives enregistrées sur les prix du pétrole et de l’impact de celles-ci sur ces titres.

LONG SHORT CREDIT & HIGH YIELD

Malgré un marché plus difficile aux États-Unis qu’en Europe, le niveau de rendement est redevenu attrayant en valeur absolue en dépit d’une incertitude accrue et de la probabilité d’une augmentation du taux de défaillance, notamment aux États-Unis.