LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE
- Parmi les nombreuses réunions des banques centrales, celles de la Turquie et de la Russie ont donné lieu à une hausse plus importante que prévue des taux directeurs, ce qui a apporté un certain apaisement aux actifs émergents. La BCE et la Banque d’Angleterre maintiennent le cap.
- Il est de plus en plus probable qu’un accord sur le « Brexit » sera finalisé d’ici la fin de l’année, certaines sources indiquant que le Royaume-Uni et l’UE seraient en train de préparer un sommet spécial pour la signature d’un tel accord. Cette nouvelle a soutenu la remontée de la GBP.
- Les chiffres de l’inflation dans le monde confortent notre avis selon lequel l’inflation augmente, mais de façon modérée, portant le taux à 10 ans des bons du Trésor américain à 3 %.
ET ENSUITE ?
- La publication des PMI « flash » de septembre en Europe et aux États-Unis fournira des indications sur la divergence de cycle entre ces deux régions.
- Au Japon, Shinzo Abe devrait se maintenir à la tête du parti libéral-démocrate, prolongeant ainsi de trois ans son mandat de premier ministre.
- La version chinoise de « L’art de la négociation » s’est manifestée par l’invitation de dirigeants de Wall Street à Pékin pour discuter des manières d’améliorer les relations, alors qu’il n’y a toujours pas de date fixée pour la poursuite des négociations commerciales.
- Le « Brexit » fera l’objet d’un sommet informel de l’UE à Salzburg.
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NOS CONVICTIONS
- Scénario de base
- L’expansion américaine est solidement ancrée et accélère. La Fed devrait par conséquent relever ses taux en fin de mois.
- Le cycle européen se stabilise et la dynamique devrait s’accélérer d’ici la fin de l’année, mais la croissance reste vulnérable en Italie et au Royaume-Uni.
- La Chine est en train d’assouplir sa politique économique pour compenser l’effet du ralentissement et des tensions commerciales.
- Remontée graduelle de l’inflation aux États-Unis et dans la zone euro, mais sans craintes inflationnistes.
- Nos vues sur les marchés
- La dynamique américaine reste solide sans manifester d’excès.
- La réforme fiscale, les programmes de rachat d’actions et les valorisations toujours attrayantes par rapport aux obligations ont porté les actions américaines vers des sommets historiques, ce qui nous offre une bonne occasion de prendre quelques bénéfices et de réduire notre surpondération des actions américaines.
- La zone euro comme les marchés émergents apparaissent survendus en termes de sentiment et de flux. Nous avons donc utilisé le produit de nos cessions pour accroître notre exposition aux actions de ces deux régions.
- Risques
- Guerre commerciale : l’augmentation des droits de douane et le protectionnisme risquent de ralentir l’économie mondiale, de détériorer les relations internationales et, en fin de compte, de réduire les marges des entreprises.
- Répercussions des mini-chocs nationaux sur les marchés émergents : l’évolution du dollar américain sera cruciale pour les pays émergents en raison de leurs encours de dette dans cette devise.
- Risques politiques dans l’UE : l’euroscepticisme continue de se propager alors que les opinions divergent sur un nombre croissant de sujets : « Brexit », budget italien, issue des négociations commerciales entre les États-Unis et l’UE.
MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS
Nous surpondérons les actions par rapport aux obligations dans le cadre d’une répartition géographique entre les États-Unis, les marchés émergents et la zone euro, car nous estimons que le conflit commercial devrait rester contenu. Nous sommes passés à neutre envers les actions japonaises, car Shinzo Abe sera probablement réélu par son parti, ce qui élimine un risque important parmi ceux que nous avions identifiés. Nous conservons une duration courte et nous nous attendons à une stabilisation du dollar américain avec la possibilité d’une inversion à court terme.
STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE
- Nous conservons une surpondération des actions, estimant que les conditions favorables sous-jacentes devraient l’emporter sur la rhétorique agressive liée aux conflits commerciaux.
- La croissance américaine s’accélère de nouveau et la dynamique de croissance dans le reste du monde devrait se maintenir malgré un certain ralentissement.
- Surpondération des actions américaines, mais nous avons pris quelques bénéfices. L’amélioration de la croissance des bénéfices et les effets positifs de la déréglementation et de la réforme fiscale de Donald Trump sont favorables à cette classe d’actifs. De plus, les valorisations ne sont pas excessivement onéreuses. La politique « America First » a un impact négatif sur les autres pays.
- Surpondération tactique des actions de la zone euro. La région affiche toujours une solide expansion et la dynamique économique s’est récemment amplifiée tandis que la BCE reste conciliante. Nous préférons les petites et les moyennes capitalisations aux grandes, car elles sont un peu plus protégées et plus sensibles à la demande intérieure et moins sensibles au risque de change.
- Sous-pondération des actions européennes en dehors de la zone euro. La région affiche une croissance prévisionnelle des bénéfices plus basse, et donc des rendements prévisionnels inférieurs à ceux du continent, ce qui explique notre avis négatif. Malgré certains progrès, l’issue des négociations sur le « Brexit » reste incertaine et cette question continue de représenter un risque.
- Neutre envers les actions japonaises. Les actions japonaises affichent une dynamique économique plus favorable et nous sommes passés en position neutre sur cette classe d’actifs. Le premier ministre Abe a toutes les chances de remporter les prochaines élections à la tête du PLD.
- Surpondération des actions des marchés émergents. La croissance mondiale reste solide à moyen terme et, dans leur ensemble, les actifs des marchés émergents intègrent déjà une prime de risque pour le resserrement de la politique monétaire américaine, la hausse du dollar et les risques de guerre commerciale.
- Sous-pondération des obligations et maintien d’une duration courte
- Nous prévoyons une remontée graduelle de l’inflation, sans craintes inflationnistes.
- Le resserrement monétaire mondial est progressif. En dehors des États-Unis, les banques centrales des autres marchés développées sont peu pressées de durcir leur politique, mais certaines banques centrales des marchés émergents ont été obligées de le faire en réponse aux pressions subies par certaines monnaies.
- Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes à venir, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires retrouvent leur tendance haussière. En plus de l’augmentation des prix à la production, les hausses de salaire, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sont autant de facteurs susceptibles de pousser l’inflation à la hausse.
- L’amélioration globale de l’économie européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements européens à moyen terme. La BCE restera conciliante mais devrait mettre fin à son plan d’assouplissement quantitatif en décembre 2018. Mario Draghiconsidère que la montée du protectionnisme représente une source majeure d’incertitude.
- Nous avons un avis neutre sur le crédit dans son ensemble mais préférons l’Europe aux États-Unis pour les obligations Investment Grade comme pour le High Yield. Les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
- Le segment de la dette émergente fait face à des turbulences, influencé par les discours agressifs au sujet du conflit commercial et la hausse des taux américains, mais nous pensons que les spreads peuvent encore se resserrer par rapport aux niveaux actuels. Le portage se situe parmi les plus élevés de l’univers obligataire et représente une diversification attrayante par rapport aux autres classes d’actifs.
