Coffee Break 24/02/2020

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Comme prévu, les autorités chinoises ont continué d’atténuer l’impact du coronavirus en instaurant des mesures accommodantes, la banque centrale abaissant par exemple ses taux d’intérêt.
  • Les indices PMI flash se sont avérés décevants aux Etats-Unis et au Japon, alors qu’ils sont ressortis supérieurs aux attentes dans la zone euro.
  • Au Japon, le PIB pour le quatrième trimestre 2019 a surpris à la baisse, menaçant la croissance attendue en 2020.
  • Lors de son premier débat télévisé dans le cadre de la primaire démocrate, Michael Bloomberg a été unanimement critiqué par les autres candidats.

 

ET ENSUITE ?

  • L’incertitude liée au coronavirus devrait dominer l’actualité, car la reprise de l’activité économique en Chine progresse au ralenti. L’enquête PMI chinoise doit être publiée le 29 février.
  • La Banque de Corée devrait abaisser ses taux directeurs, l’épidémie de coronavirus ayant accru les incertitudes pesant sur son économie.
  • Après le caucus du Nevada se tiendront les primaires de Caroline du Sud, tandis que le « Super Tuesday » aura lieu le 3 mars.
  • Sur le front des chiffres économiques, nous attendons diverses publications régionales concernant les secteurs industriels aux Etats-Unis et en Europe, notamment l’indice IFO en Allemagne.

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Nouvelles incertitudes en raison du choc externe causé par la propagation du coronavirus. Une meilleure visibilité dépendra du moment où l’épidémie atteindra son point culminant, de son rythme de propagation en dehors de la Chine et de la reprise économique.
    • Notre scénario 2020 est plutôt positif, car le redémarrage de l’économie a été confirmé au tournant de l’année par divers indicateurs. La reprise devrait être retardée par la crise du coronavirus.
    • Au sein des économies émergentes, les autorités chinoises interviennent sur de multiples fronts pour limiter l’impact du coronavirus à court terme et atténuer celui de la guerre commerciale et du ralentissement économique mondial à plus long terme.
    • Les élections présidentielles américaines du 3 novembre seront un facteur d’évolution des marchés en 2020, les candidats se situant de plus en plus aux points extrêmes de l’éventail politique. Le « Super Tuesday » du 3 mars sera un marqueur important dans le processus des primaires démocrates.
  • Nos vues sur les marchés
    • Compte tenu de la faible visibilité liée à la crise du coronavirus, nous sommes temporairement plus prudents à l’égard des actions par rapport aux obligations et avons ramené notre positionnement à un niveau « neutre ».
    • Il est difficile d’évaluer l’impact du coronavirus, car l’épidémie reste circonscrite à la Chine pour le moment. La Chine représente néanmoins 20 % de l’économie mondiale.
    • Les banques centrales ont déjà mis en place des politiques d’assouplissement monétaire massives. Cette attitude accommodante constitue un facteur de soutien à moyen terme pour le mix croissance/inflation à l’échelon mondial.
    • Nette réduction du risque géopolitique après la signature de l’accord commecial de phase 1 entre les États-Unis et la Chine. L’incertitude entourant la direction politique de l’Allemagne lorsque le mandat de la chancelière Merkel s’achèvera, s’est récemment renforcée.
  • Risques
    • Le sentiment et le positionnement des investisseurs ont culminé au début de l’épidémie de coronavirus, après avoir connu une nette amélioration auparavant.
    • Conflit commercial sino-américain : les relations entre le président Trump et la Chine resteront certainement toujours délicates, comme nous l’avons observé dans les derniers développements concernant Huawei.
    • Enjeux de politique intérieure aux États-Unis : la campagne électorale ne fait que commencer.
    • Incertitudes géopolitique (Iran, Hong Kong) : elles font toujours partie des problèmes en suspens et pourraient engendrer des chocs de volatilité et des points d’entrée intéressants.

MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Nous avons récemment réduit notre exposition aux actions et notre positionnement est passé à neutre. L’incertitude entourant le coronavirus pèse sur la croissance mondiale et sur les perspectives de bénéfices. Le sentiment des investisseurs ne reflète pas cette situation, les marchés des actions restant proches des niveaux supérieurs précédents. Nous avons neutralisé notre exposition à toutes les régions. Nous restons prudents à l’égard des taux souverains en Europe, car le profil risque/rendement est peu attrayant après la chute des rendements enregistrés depuis le début de l’année. Nous nous diversifions en dehors des emprunts d’Etat à faible rendement en investissant dans des stratégies alternatives. Nous restons favorables à la dette émergente et avons décidé de conserver une exposition à la dette émergente et notamment aux obligations d’entreprises de ces marchés. Nous conservons également une exposition au yen japonais et à l’or en tant que valeurs refuges.

 

STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • Nous avons une exposition tactiquement neutre aux actions, car la visibilité sur la crise du coronavirus est faible
    • Position neutre sur les actions au sein des marchés émergents et au Japon. L’incertitude entourant le coronavirus pèse sur le sentiment des investisseurs. Les derniers chiffres macroéconomiques (collectés avant la propagation du virus) laissent entrevoir un redémarrage du cycle d’activité et un début de reprise.
    • Position neutre sur les actions européennes. L’impact du coronavirus devrait peser sur la reprise. L’échéance du Brexit a été respectée et les relations économiques avec l’UE resteront inchangées jusqu’à la fin de l’année.
    • Position neutre sur les actions américaines. Les actions américaines se sont bien comportées depuis nos points d’entrée de l’été, mais la valorisation du marché est élevée par rapport aux autres régions et à sa moyenne historique, alors que le pays ne mérite plus la même prime de sécurité qu’en 2019.
    • Nous avons de fortes convictions à l’égard de divers investissements thématiques. Les secteurs de l’oncologie et de la biotechnologie révèlent un potentiel de croissance élevé, porté par l’innovation et le pouvoir de fixation des prix. Les thèmes liés aux mesures en faveur du Climat permettent d’avoir une exposition à des solutions essentielles pour un avenir plus propre.
  • Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte et en nous diversifiant en dehors des emprunts d’Etat
    • Nous nous attendons à ce que les rendements obligataires restent peu élevés, même s’ils devraient enregistrer une remontée très graduelle à moyen terme.
    • L’incertitude autour des niveaux de croissance globale de cette année pourrait toutefois retarder quelque peu ce scénario.
    • La BCE vient de lancer son premier examen stratégique depuis 2003. Elle évaluera d'ici la fin de l'année la formulation de sa communication liée à la stabilité des prix, à la panoplie d'outils de politique monétaire et aux analyses économiques et monétaires d’ici la fin de l’année
    • Nous nous diversifions en dehors des emprunts d’État à faible rendement et avons récemment acheté des couvertures face à des anticipations d’inflation en hausse. En matière de crédit, nous privilégions la dette émergente, y compris les obligations d’entreprises des marchés émergents.
    • Nous nous diversifions avec une exposition à l’or et au yen japonais, qui jouent tous les deux le rôle de valeurs refuges.