LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE
- Les marchés n’ont pas été surpris par l’annonce américaine de l’imposition de tarifs douaniers de 10 % sur une valeur supplémentaire de 200 milliards de dollars d’importations chinoises, prenant effet ce lundi.
- Le renouvellement de Shizo Abe à la tête de son parti, validant trois années supplémentaires « d’Abenomics » et un dosage politique accommodant a été favorablement accueilli par les investisseurs.
- Les leaders européens se sont rencontrés à Salzbourg pour discuter de la migration et de la sortie du Royaume-Uni de l’Union. Malgré le peu de progrès réalisé sur la question de la frontière irlandaise, la livre sterling s’est renforcée, grâce au soutien des bonnes statistiques de ventes au détail.
- La publication des indices PMI flash de septembre pour les États-Unis et la zone euro a souligné la persistance de la divergence régionale, alors que les deux indices se sont affichés en croissance.
ET ENSUITE ?
- L’accent sera mis sur le communiqué de la Fed qui accompagnera le relèvement prévu de 25 pb: dans son interprétation, le terme « accommodant » sera-t-il abandonné, présageant d’une attitude plus conciliante à l’avenir?
- L’Allemagne publiera son enquête mensuelle IFO sur le climat des affaires, un baromètre pour l’économie européenne, en particulier après la forte hausse enregistrée en août.
- L’agenda politique européen est très chargé: l’Italie publiera une mise à jour de son Rapport Economique et Financier et le président turc Erdogan effectuera une visite d’État en Allemagne
|
NOS CONVICTIONS
- Scénario de base
- L’expansion américaine est solidement ancrée et accélère. La Fed devrait par conséquent relever ses taux cette semaine.
- Le cycle européen se stabilise et la dynamique devrait s’accélérer d’ici la fin de l’année, mais la croissance reste vulnérable en Italie et au Royaume-Uni.
- La Chine est en train d’assouplir sa politique économique pour compenser l’effet du ralentissement et des tensions commerciales.
- Remontée graduelle de l’inflation aux États-Unis et dans la zone euro, mais sans craintes inflationnistes.
- Nos vues sur les marchés
- La dynamique américaine reste solide sans manifester d’excès.
- La réforme fiscale, les programmes de rachat d’actions et les valorisations toujours attrayantes par rapport aux obligations ont porté les actions américaines vers des sommets historiques, ce qui nous offre une bonne occasion de prendre quelques bénéfices et de réduire notre surpondération des actions américaines.
- La zone euro comme les marchés émergents apparaissent survendus en termes de sentiment et de flux. Nous avons donc augmenté notre exposition aux actions des pays émergents et de la zone euro.
- Risques
- Guerre commerciale : l’augmentation des droits de douane et le protectionnisme risquent de ralentir l’économie mondiale, de détériorer les relations internationales et, en fin de compte, de réduire les marges des entreprises.
- Répercussions des mini-chocs nationaux sur les marchés émergents : l’évolution du dollar américain sera cruciale pour les pays émergents en raison de leurs encours de dette dans cette devise.
- Risques politiques dans l’UE : l’euroscepticisme continue de se propager alors que les opinions divergent sur un nombre croissant de sujets : « Brexit », budget italien, issue des négociations commerciales entre les États-Unis et l’UE.
MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS
Nous surpondérons les actions par rapport aux obligations dans le cadre d’une répartition géographique entre les États-Unis, les marchés émergents et la zone euro, car nous estimons que la croissance mondiale va se poursuivre en dépit des tensions commerciales. Nous conservons une duration courte et restons positionnés en vue d’une inversion du dollar américain court terme.
STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE
