Juin s’est avéré un mois riche en événements et placé sous le signe de nombreux catalyseurs.

  • Les spéculations sur une hausse anticipée des taux de la Fed ont engendré un affaiblissement des devises émergentes dont l’Indonésie a été l’une des principales victimes.
  • La Grèce, la propagation du virus MERS en Corée (affectant les actions domestiques), les élections en Turquie, le regain de tension à propos de l’Ukraine et des baisses de taux en Inde, en Corée, en Russie et en Chine ont fait la une de l’actualité.
  • La Chine a, une nouvelle fois, retenu particulièrement l’attention – les marchés des actions classe A locales étant frappés par une sévère correction (resserrement du financement sur marges, incertitude quant aux mesures de stimulation, vague d’introductions en bourse …) après avoir atteint un pic le 12 juin. Cette évolution a également impacté les actions chinoises cotées à Hong Kong.
  • En Amérique latine, le Brésil s’est légèrement redressé grâce à l’affermissement de la devise, lui-même lié en partie à un relèvement des taux de la banque centrale (+ 50 points de base à 13,75% - le plus haut niveau depuis décembre 2008) pour la cinquième fois consécutive. Dans la région EMEA, l’Afrique du Sud a été le seul marché en hausse durant le mois écoulé.
  • Au lendemain des élections générales en juin, le Président Erdogan ayant perdu sa majorité, les actions turques ont vacillé avant de se redresser vers la fin du mois.
  • Malgré un fléchissement de la performance (et de la contribution à la performance) du secteur technologique et la surpondération de la Chine, le fonds a réussi à surperformer l’indice de référence en juin. Cette surperformance s’explique essentiellement par la contribution positive de notre sélection bottom-up, surtout en Corée et au Brésil dont la contribution positive s’est améliorée, et des choix opérés parmi les valeurs industrielles et les biens de consommation cycliques en général.
  • L’année 2015 reste marquée par un environnement complexe pour les marchés émergents. Outre des facteurs externes (comme le dollar, le cours du pétrole, la politique monétaire des pays développés, la dimension géopolitique), les attentes en matière de réformes et politiques locales (surtout en Chine, mais aussi dans d’autres pays) resteront des facteurs critiques de divergence sur le plan de la performance des marchés et des prévisions de bénéfices.
  • Nous restons donc particulièrement prudents dans nos allocations, et centrés sur la qualité et la croissance durable dans nos sélections d’actions, sans jamais perdre de vue le facteur risque (de rotation) par le biais d’un portefeuille équilibré et bien diversifié.