Les marchés financiers sont restés volatils en juin alors que la Grèce s’enfonçait dans la crise et se rapprochait d’un premier défaut de paiement sur les prêts du FMI. L’actualité fortement dominée par la situation grecque n’a donc pas toujours reflété de façon juste la situation économique actuelle, qui reste positive.
Les PMI des États-Unis et de la zone euro se situent ainsi toujours nettement au-dessus de 50. Après plusieurs mois de hausse, le PMI de la zone euro est à peu près stable (52,2) mais toujours dans la zone d’expansion. L’euro-zone affichant au 1er trimestre une croissance plus forte au sein des économies développées, cette normalisation apparaît somme toute normale, d’autant plus que la situation grecque pourrait désormais peser un peu sur la confiance. L’indice des surprises économiques a néanmoins rebondi en juin, revenant en territoire neutre.
De l’autre côté de l’Atlantique, on observe une situation inverse: après un début d’année décevant, l’économie américaine affiche désormais de solides signes d’amélioration. Alors que l’indice des surprises économiques confirme ce rebond, débuté en mai, la dynamique est clairement en voie d’amélioration. Les indicateurs avancés, comme par exemple le PMI manufacturier américain (53,6) confirment qu’il a encore été supérieur à celui de la zone euro sur le mois écoulé.
Les économies émergentes souffrent toujours : leur indice des surprises économiques continue d’afficher une tendance à la décélération en dessous de zéro tandis que le PMI manufacturier chinois se maintient tout juste au-dessus de 50.
Dans l’ensemble, et sous réserve que la situation grecque n’impacte de façon significative la reprise économique, nous devrions continuer à observer une amélioration de la dynamique économique américaine au second semestre et une reprise plus vigoureuse dans la zone euro, ce qui favoriserait les actifs à risque.
Lire la stratégie cross-asset complète - Juillet 2015
Stratégies d’investissement mensuelles
En savoir plusActualités
Allocation
d'actifs