Le mois de juillet a été relativement volatil, la Grèce occupant de nouveau le devant de la scène une bonne partie du mois. Si on y ajoute les inquiétudes relatives à l’effondrement du marché boursier chinois, ces deux pays ont été la principale de source de volatilité sur les marchés financiers. Le gouvernement hellénique et l’Union européenne sont à présent proches d’un accord sur un troisième plan de sauvetage, et même si des doutes subsistent quant à son exécution, la crise de la dette grecque apparaît une fois de plus contenue, tout au moins pour un moment.
La situation apparaît un peu plus compliquée en Chine. Au vu de l’effondrement des marchés boursiers du pays, les autorités chinoises ont tenté de contenir la chute, en rachetant notamment leurs propres marchés d’actions. S’y est ajoutée la publication de plusieurs chiffres économiques décevants qui ont semé la confusion sur l’état réel de la situation économique du pays. La dévaluation actuelle imposée par le gouvernement suscite des inquiétudes supplémentaires, car il est difficile de déterminer s’il s’agit d’un simple ajustement par rapport aux autres devises de la région ou d’un signe supplémentaire d’un problème plus grave. Tant que la dépréciation de la devise reste relativement contenue (n’excédant pas 10 %), nous estimons que les autres économies n’en seront que modérément affectées.
Au-delà des perturbations causées par ces deux situations particulières, les fondamentaux des principales économies occidentales continuent de se renforcer. Les PMI restent supérieurs à 50 dans toutes les régions (voir figure 1 : PMI manufacturers : Meilleurs aux Etats-Unis en Zone euro, la Chine toujours à la traîne), ce qui montre que les économies sont toujours en expansion. De plus, après être resté pendant plusieurs mois en-dessous de zéro, l’indice des surprises économiques du G10 est revenu en zone positive pendant le mois de juillet (voir figure 2 : Les surprises économiques du G10 sont proches du point neutre).
En particulier, la zone euro ne semble pas avoir souffert d’un scepticisme lié à la crise grecque : ses deux PMI restent nettement au-dessus de 50 et son indice des surprises économiques est de nouveau nettement positif, reflet d’une situation meilleure que prévu. Du côté des États-Unis, la tendance se poursuit : le PMI manufacturier américain affiche un ralentissement, mais reste plus solide que dans les autres grandes régions économiques, tandis que celui des services a atteint son niveau le plus élevé de la décennie. Nous prévoyons toujours une amélioration de la dynamique économique aux États-Unis et une reprise économique plus solide dans la zone euro sur la seconde moitié de l’année.

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