Début août, la Banque populaire de Chine (PBC) a relevé la le fixing USD/CNY autour duquel le CNY peut fluctuer pendant la journée (dans une fourchette de +/-2%). Cette décision a pris les marchés de court, le changement des règles de calcul entraînant une forte baisse du cours CNY/USD, la plus importante enregistrée sur une journée depuis 1994. L’ajustement a été d’environ 1,9 % le mardi, 1,6 % le mercredi et 1,1% le jeudi.

 

Exposition accrue à la dette périphérique de l’UEM après le répit grec

Les marchés souverains se sont bien comportés en juillet, avec une surperformance des courbes souveraines des pays non centraux. Après un sommet européen long et intense, un accord a finalement été trouvé sur les grandes lignes d’un important programme de réformes devant permettre le maintien de la Grèce au sein de l’euro. Les différents obstacles législatifs à l’obtention d’un financement provisoire et au début des négociations sur un troisième programme ont également été surmontés. Le plan d’aide devrait atteindre près de 85 milliards d’euros et servira en partie à recapitaliser le secteur bancaire. Mais les risques politiques et d’exécution du programme subsistent pour l’avenir, le problème de la viabilité de la dette grecque n’étant toujours pas résolu.

La BCE a relevé le plafond ELA des banques grecques, ce qui leur a permis de rouvrir. Le rythme de ses rachats dans le cadre du PSPP s’est ralenti en juillet pour atteindre un total de 61,5 milliards d’euros (ABS et obligations couvertes comprises).

En ce qui concerne l’inflation, les chiffres devraient s’améliorer, mais la récente baisse du pétrole et le ralentissement de la Chine et des marchés émergents tempéreront certainement les pressions inflationnistes au plan mondial. que les taux des pays périphériques surperformaient, les taux espagnols, italiens et portugais à 10 ans atteignant respectivement 1,84 %, 1,77 % et 2,39 %. Nous avons accru notre exposition via l’Espagne, l’Italie et le Portugal et repris une exposition à la Lituanie qui était restée à la traîne en termes de performance. Nous préférons rester à l’écart des titres indexés dans l’attente de meilleures opportunités d’investissement, car le carry, le pétrole, la liquidité et la dynamique inflationniste à l’échelon mondial ne sont pas favorables. Directionnellement, nous avons pris une position légèrement négative sur les taux allemands à 10 ans sur la base de signaux de valorisation élevée. Le positionnement très long des investisseurs est également un facteur plaidant pour une augmentation future des taux.

 

Aplatissement de la courbe des taux américains

Le cycle économique américain reste solide. Mais avec le ralentissement chinois, de nombreux investisseurs ne s’attendent pas à une hausse des taux de la Fed lors de la réunion de septembre. Nous continuons de parier sur un aplatissement de la courbe des taux américains, avec une position vendeuse sur le segment à 5 ans de la courbe et une position acheteuse sur le segment à 30 ans. Par rapport au passé, le segment 5/30 ans nous semble très pentu à l’approche d’une hausse des taux (figure 2 : SPREAD DES BONS DU TRÉSOR AMÉRICAIN À 5 ANS/30 ANS (EN PB)).