La réunion très attendue de la BCE a attiré l’attention des investisseurs la semaine dernière. Le président Mario Draghi n'a pas déçu les investisseurs en annonçant la réduction sensible des achats d’actifs. A partir de janvier 2018, la BCE n’achètera plus 60 milliards d'euros par mois, mais 30 milliards d'euros, tout en étendant le programme sur neuf mois. A la suite de l’annonce, l’impact sur le marché a été conforme à nos attentes en révélant une appréciation du dollar et une surperformance relative de la zone euro et des actions japonaises.
Pendant ce temps, la période de publication des résultats du 3è trimestre des entreprises américaines est en cours. Les résultats publiés montrent une croissance plus forte à l'échelle mondiale et aux États-Unis, le pourcentage d'entreprises dans l'indice S&P battant les prévisions de bénéfices (76 %) étant supérieur à la moyenne sur cinq ans.
La prochaine étape sera l'annonce du futur président de la Fed. Janet Yellen et Kevin Warsh sont apparemment hors de course, laissant Jerome Powell et John Taylor comme possibles candidats.
Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :
Légende
gris : pas de changement
bleu : modification
ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS
Nous sommes positifs envers les actions et restons prudents vis-à-vis des obligations en maintenant une duration courte :
- La croissance économique mondiale s'accélère davantage avec un flux de nouvelles économiques-réservant de bonnes surprises.
- Nous favorisons la zone euro, le Japon et les marchés émergents. Bien que nous soyons favorables au marché japonais, nous pensons que les marchés émergents pourraient rencontrer quelques écueils si le dollar devait se renforcer.
- Le soutien des banques centrales va s'estomper progressivement :
- La Fed va commencer la réduction de son bilan ce mois-ci.
- La BCE a annoncé jeudi dernier qu'elle allait commencer la réduction de son bilan en janvier prochain.
- Dans l’ensemble, les banques centrales se montrent confiantes envers l’évolution synchronisée de la croissance mondiale et adoptent prudemment une tendance au resserrement des taux.
- Les actions possèdent une valorisation attrayante en comparaison du crédit.
- À des degrés différents, les principaux risques pour les marchés demeurent (géo)politiques : (Catalogne et Corée du Nord). À cette liste, nous ajoutons les États-Unis, où les incertitudes liées à la politique monétaire suite à la prochaine réorganisation du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale se greffent à celles de la politique budgétaire. Janet Yellen et Kevin Warsh sont apparemment hors de course, laissant Jerome Powell et John Taylor comme possibles candidats. Donald Trump serait cependant le premier président, depuis Jimmy Carter, à ne pas retenir le titulaire actuel de la Fed.
STRATEGIE REGIONALE ACTIONS
- Nous restons positifs envers les actions de la zone euro qui sont soutenues par un fort développement de l’économie et des bénéfices et une valorisation des cours relativement intéressante. La récente baisse du cours de l’euro contre le dollar leur offre un attrait supplémentaire.
- Nous avons maintenu une position tactique neutre envers les actions des marchés émergents en raison de la stabilisation du dollar et des indicateurs techniques.
- Nous gardons un positionnement négatif envers les actions du Royaume-Uni. Au-delà des difficiles négociations sur le "Brexit", le changement de la politique monétaire de la BoE a mis un terme à la dépréciation de la livre sterling et a fragilisé le rapatriement des bénéfices des entreprises britanniques réalisés à l’étranger.
- Notre approche reste neutre vis-à-vis des actions américaines. Il subsiste un risque d’exécution dans la mise en œuvre du programme de relance et des mesures politiques favorables à la croissance. Néanmoins, en termes de dosage de politiques, nous constatons un avancement des mesures de relance budgétaire couplé à un resserrement de la politique monétaire de la Fed. Nous notons que les comités budgétaires de la Chambre et du Sénat ont tous deux approuvé les versions du budget de l'exercice 2018 qui inclut les orientations générales de la réforme fiscale.
- Nous sommes optimistes à l'égard des actions japonaises. Le renforcement de la croissance mondiale et les mesures de politique intérieure conciliantes sont parmi les principaux moteurs de la performance. En outre, nous sommes aujourd'hui davantage convaincus que, dans un avenir proche, la Banque du Japon ne suivra pas l’exemple des autres banques centrales en durcissant sa politique monétaire, ce qui se traduirait par un affaiblissement du yen.
STRATEGIE OBLIGATAIRE
- Nous sommes négatifs envers les obligations en maintenant une duration courte. Portés par le resserrement monétaire de la Fed et d'éventuelles pressions inflationnistes à venir, les taux et les rendements obligataires devraient reprendre à la hausse. L'amélioration de l'économie européenne pourrait également améliorer les rendements européens.
- Nous continuons de nous diversifier en dehors des emprunts d’États générateurs de rendements peu élevés :
- Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
- Nous diversifions nos investissements via une exposition aux obligations indexées sur l'inflation.
- Nous conservons notre diversification sur la dette émergente dans la mesure où l’assouplissement monétaire actuellement engagé représente un soutien non négligeable.
- Nous restons plus ou moins neutres vis-à-vis des obligations à haut rendement.





